Entre Haut Asco et Tighjettu, le Cirque de la Solitude a longtemps été le passage le plus redouté du GR20. Situé dans le massif du Monte Cinto, il concentrait une forte exposition et un terrain instable. Fermé aujourd’hui pour raisons de sécurité, il a été remplacé par un itinéraire différent, toujours engagé mais plus sûr.
Histoire du Cirque de la Solitude et sa réputation sur le GR20
Le Cirque de la Solitude se situait dans la haute montagne corse, au cœur du massif du Monte Cinto. Pendant longtemps, il faisait partie intégrante de l’itinéraire classique du GR20 entre le Haut Asco et Tighjettu. Ce passage était réputé pour son caractère très vertical. On y trouvait des pierriers instables, des passages équipés et des zones où la progression se faisait parfois à la force des bras.
Il demandait une attention constante et une bonne aisance en terrain rocheux. Avec les années, il est devenu un symbole du GR20 “ancien”, celui où l’engagement physique et mental était encore plus marqué qu’aujourd’hui. Beaucoup de récits de randonneurs le décrivent comme une étape aussi marquante que stressante.
Lisez : Le tracé complet du GR20 : Distance, dénivelé et profil
Pourquoi le Cirque de la Solitude est désormais interdit
Le Cirque de la Solitude a été fermé après plusieurs éboulements importants qui ont fragilisé durablement la zone. Les autorités responsables du sentier ont ensuite décidé d’interdire officiellement son passage dans le cadre du GR20. Cette décision repose avant tout sur des raisons de sécurité. Le terrain est devenu instable et difficile à sécuriser de manière fiable pour un passage fréquenté par des randonneurs de niveaux très différents.
- instabilité géologique accrue après plusieurs éboulements
- risques élevés de chutes de pierres sur certaines portions
- impossibilité de sécuriser durablement le passage
- volonté de réduire les accidents graves sur le GR20
- adaptation du parcours aux standards actuels de sécurité en montagne
Le nouveau tracé officiel du GR20 entre Asco et Tighjettu
L’alternative actuelle contourne le Cirque de la Solitude en empruntant un itinéraire différent entre le Haut Asco et Tighjettu. Ce nouveau tracé reste en haute montagne, mais évite les zones les plus exposées du cirque. Le terrain reste typique du GR20 nord.
On retrouve des pentes soutenues, des passages rocheux et une progression exigeante, mais mieux répartie sur le plan technique. L’étape reste longue et physique, mais elle est désormais plus régulière et moins dangereuse que l’ancien passage. Elle s’inscrit dans la continuité des étapes précédentes, sans rupture brutale d’exposition.
Découvrez : Test de matériel Les chaussures de trail les plus utilisées sur le GR20
Difficulté et profil de l’alternative actuelle
Même sans le Cirque de la Solitude, cette portion du GR20 reste l’une des plus physiques du parcours. Elle se situe dans la partie nord, où le terrain est globalement plus technique. Les randonneurs doivent composer avec des montées soutenues et des descentes parfois longues sur terrain instable. La fatigue accumulée depuis les premières étapes joue également un rôle important dans la perception de la difficulté.
Les conditions météo peuvent modifier fortement la difficulté du jour. Le vent, le brouillard ou la pluie rendent certains passages plus délicats, notamment sur les zones rocheuses exposées. Cette étape demande donc une gestion rigoureuse de l’effort et une bonne capacité d’adaptation.
Comparaison entre ancien passage et itinéraire moderne
L’ancien Cirque de la Solitude et son alternative actuelle ne répondent pas exactement au même profil. Le premier était plus direct, mais très engagé, avec une exposition permanente et des passages techniques concentrés sur une courte distance. Il représentait un véritable défi alpin au cœur du GR20.
Le nouvel itinéraire est plus progressif. Il répartit l’effort sur une plus longue distance et réduit les zones les plus dangereuses, sans supprimer la difficulté globale de l’étape. Dans les deux cas, il s’agit d’un passage clé du GR20 nord, qui marque souvent un moment de fatigue importante dans la traversée.
Lisez aussi : Trousse de secours GR20 : Les indispensables pour soigner ses pieds
Conseils pour aborder cette étape en toute sécurité
Cette portion du GR20 mérite une approche prudente, même dans sa version actuelle. La difficulté ne réside pas uniquement dans le terrain, mais aussi dans la fatigue déjà accumulée.
- partir tôt pour profiter de conditions plus stables et éviter les orages
- vérifier son état de fatigue avant de quitter le refuge
- maintenir un rythme régulier sans accélérations inutiles
- adapter sa progression aux conditions météo du jour
- rester attentif aux appuis sur les passages rocheux
- utiliser les mains si nécessaire dans les sections techniques
Conclusion
La disparition du Cirque de la Solitude a marqué une évolution importante du GR20, en rendant l’itinéraire plus sûr sans en diminuer l’exigence. L’étape entre Haut Asco et Tighjettu reste aujourd’hui un passage clé du nord, avec un terrain technique et une fatigue déjà bien installée. Même contourné, ce secteur demande vigilance, gestion de l’effort et adaptation aux conditions météo. C’est une étape où l’expérience de montagne fait souvent la différence jusqu’au refuge suivant.
Découvrez aussi : Chargeur solaire vs Batterie externe : Quelle solution choisir ?
FAQ
Le Cirque de la Solitude fait-il encore partie du GR20 ?
Non, il est officiellement fermé et interdit d’accès dans le cadre du GR20. L’itinéraire passe désormais par une variante plus sûre entre Haut Asco et Tighjettu.
L’étape actuelle est-elle plus facile que l’ancien passage ?
Elle est moins exposée, mais reste exigeante. Le terrain demeure technique et la fatigue du GR20 nord rend cette section encore difficile.
Peut-on quand même voir le Cirque de la Solitude pendant le trek ?
Oui, il est parfois visible à distance depuis certaines crêtes, mais il ne doit pas être emprunté ni descendu.